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« J’aime bien raconter des histoires. Des histoires qui feraient écho à des récits familiers, à des images mentales déjà intégrées. Parce qu’ils se nourrissent des imageries et récits mythologiques, des contes et des faits-divers, mes photographies comme mes textes nous plongent dans un univers connu, et pourtant incertain, empreint de peurs qui nous ressemblent », dit Agnès Geoffray. Cependant, point de violence exacerbée. La violence n’est ici qu’esquissée, esquivée. Les photographies, les textes font autre chose : ils nous hantent, comme nos peurs d’enfant. Les photographies sont prises dans l’obscurité la plus complète ; une obscurité enveloppante cerne tous les personnages et les paysages, leur conférant une aura inquiétante et fantomatique. « Mon travail d’écriture procède de la même démarche, poursuit-elle, ancrer dans l’imaginaire du lecteur des images fortes et persistantes. Mes textes se présentent souvent comme de courts écrits, fragments d’histoires, absurdes et cruelles. Le texte introductif est une interview avec Thierry Genicot, homme de radio, qui se développe dans un premier temps autour de ma pratique artistique pour s’épandre vers un récit fictionnel, absurde et terrifiant. La forme de l’entretien, apparemment objective, est prétexte à l’élaboration d’une histoire, qui présenterait la genèse de mon travail, où fiction et réalité seraient intimement mêlées. Les textes suivants, qui s’articulent tout au long de l’ouvrage, sont de petites nouvelles et chansons, provoquant des images mentales lancinantes et énigmatiques, à la frontière de l’affabulation. »Agnès Geoffray, née en 1973 à Saint-Chamond, de nationalité française, est diplômée des Écoles des Beaux-Arts de Lyon et de Paris, a été reçue en résidence à la Rijksakademie d’Amsterdam et vit à Bruxelles.
« J’aime bien raconter des histoires. Des histoires qui feraient écho à des récits familiers, à des images mentales déjà intégrées. Parce qu’ils se nourrissent des imageries et récits mythologiques, des contes et des faits-divers, mes photographies comme mes textes nous plongent dans un univers connu, et pourtant incertain, empreint de peurs qui nous ressemblent », dit Agnès Geoffray. Cependant, point de violence exacerbée. La violence n’est ici qu’esquissée, esquivée. Les photographies, les textes font autre chose : ils nous hantent, comme nos peurs d’enfant. Les photographies sont prises dans l’obscurité la plus complète ; une obscurité enveloppante cerne tous les personnages et les paysages, leur conférant une aura inquiétante et fantomatique. « Mon travail d’écriture procède de la même démarche, poursuit-elle, ancrer dans l’imaginaire du lecteur des images fortes et persistantes. Mes textes se présentent souvent comme de courts écrits, fragments d’histoires, absurdes et cruelles. Le texte introductif est une interview avec Thierry Genicot, homme de radio, qui se développe dans un premier temps autour de ma pratique artistique pour s’épandre vers un récit fictionnel, absurde et terrifiant. La forme de l’entretien, apparemment objective, est prétexte à l’élaboration d’une histoire, qui présenterait la genèse de mon travail, où fiction et réalité seraient intimement mêlées. Les textes suivants, qui s’articulent tout au long de l’ouvrage, sont de petites nouvelles et chansons, provoquant des images mentales lancinantes et énigmatiques, à la frontière de l’affabulation. »Agnès Geoffray, née en 1973 à Saint-Chamond, de nationalité française, est diplômée des Écoles des Beaux-Arts de Lyon et de Paris, a été reçue en résidence à la Rijksakademie d’Amsterdam et vit à Bruxelles.
Publié chez LETTRE VOLEE en mars 2008, cet ouvrage fait partie de nos recommandations au rayon Romans.
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