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Pourquoi l’auteur s’est-il un jour intéressé aux natures mortes, ces peintures, d’un genre longtemps qualifié de mineur, qui, de Pompéi à Picasso, rythment l’histoire de l’art ? Peut-être parce qu’elles ressemblaient à sa vie : depuis des lustres, hormis l’écriture, il avait cessé toute activité publique, et, avec une jubilation paradoxale, se comparait volontiers à une cruche, une pomme, une chaise. Mais pourquoi écrit-on, alors qu’on a tout quitté ? Pourquoi, quand on a choisi les catacombes, reste-t-on toujours sensible aux critiques éventuelles ? C’est à travers le parcours chaotique de l’histoire de la peinture et de l’histoire de sa vie, que l’auteur s’arrête sur toutes ces questions : il ne cherche pas tant à y répondre qu’à les ouvrir, à les laisser ouvertes, peut-être enrichies par une si curieuse attention. Ni récit ni essai (et tout cela à la fois), cet ouvrage pour le moins singulier, ne défend aucune thèse, n’interprète rien, c’est un cheminement solitaire qui parfois, par sa construction même, ressemble à un labyrinthe. On y croise aussi bien Mallarmé et Van Gogh, que Bernard Frank et Goya, Samuel Beckett et Zurbaran, Mme de Sévigné et Picasso, Proust et Morandi, saint Augustin et Matisse, Michel Leiris et Cézanne, Freud et Manet, Musil et Soutine, Talleyrand et Hammershoi, Kafka et la dynastie Tcheou, Borges et les dinosaures, et peut-être surtout l’auteur lui-même, ses fantômes, ses hantises, ses attentions, ses négligences et son grand amour depuis longtemps perdu.
Pourquoi l’auteur s’est-il un jour intéressé aux natures mortes, ces peintures, d’un genre longtemps qualifié de mineur, qui, de Pompéi à Picasso, rythment l’histoire de l’art ? Peut-être parce qu’elles ressemblaient à sa vie : depuis des lustres, hormis l’écriture, il avait cessé toute activité publique, et, avec une jubilation paradoxale, se comparait volontiers à une cruche, une pomme, une chaise. Mais pourquoi écrit-on, alors qu’on a tout quitté ? Pourquoi, quand on a choisi les catacombes, reste-t-on toujours sensible aux critiques éventuelles ? C’est à travers le parcours chaotique de l’histoire de la peinture et de l’histoire de sa vie, que l’auteur s’arrête sur toutes ces questions : il ne cherche pas tant à y répondre qu’à les ouvrir, à les laisser ouvertes, peut-être enrichies par une si curieuse attention. Ni récit ni essai (et tout cela à la fois), cet ouvrage pour le moins singulier, ne défend aucune thèse, n’interprète rien, c’est un cheminement solitaire qui parfois, par sa construction même, ressemble à un labyrinthe. On y croise aussi bien Mallarmé et Van Gogh, que Bernard Frank et Goya, Samuel Beckett et Zurbaran, Mme de Sévigné et Picasso, Proust et Morandi, saint Augustin et Matisse, Michel Leiris et Cézanne, Freud et Manet, Musil et Soutine, Talleyrand et Hammershoi, Kafka et la dynastie Tcheou, Borges et les dinosaures, et peut-être surtout l’auteur lui-même, ses fantômes, ses hantises, ses attentions, ses négligences et son grand amour depuis longtemps perdu.
Publié chez DES EQUATEURS en février 2020, cet ouvrage fait partie de nos recommandations au rayon Romans.
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