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Ce livre a reçu le Prix Joseph Saillet de l'Académie des Sciences morales et politiques 2010 Dans une société moderne, le juste prévaut sur le bien et se fonde sur le principe d'accord unanime entendu comme idéal régulateur. Cette fondation étant purement formelle, il reste impératif de recourir à un matériau empirique pour lui donner corps. La théorie empirique de la justice sociale proposée dans ce livre se présente ainsi comme le fruit d'un équilibre réfléchi entre d'un côté les jugements bien pesés que l'on repère empiriquement au sein du débat public et, de l'autre, les justifications théoriques, souvent traitées par des philosophes et qui découlent de ce fondement. De nombreux sondages représentatifs, effectués dans différents pays développés, sont analysés pour établir le bien-fondé de cette approche. Ils montrent que les enquêtés mobilisent des principes de justice compatibles avec l'horizon de l'accord unanime, les hiérarchisent selon certaines priorités, et composent entre différentes exigences, comme la reconnaissance des mérites individuels ou la réduction des inégalités économiques, pour juger de la justice ou de l'injustice de leur propre situation comme de celle de leur société. En cherchant à raisonner en se mettant à la place de tout autre, ils privilégient le raisonnable, c'est-à-dire le respect des raisons des autres même lorsqu'ils défendent des valeurs différentes.
Ce livre a reçu le Prix Joseph Saillet de l'Académie des Sciences morales et politiques 2010 Dans une société moderne, le juste prévaut sur le bien et se fonde sur le principe d'accord unanime entendu comme idéal régulateur. Cette fondation étant purement formelle, il reste impératif de recourir à un matériau empirique pour lui donner corps. La théorie empirique de la justice sociale proposée dans ce livre se présente ainsi comme le fruit d'un équilibre réfléchi entre d'un côté les jugements bien pesés que l'on repère empiriquement au sein du débat public et, de l'autre, les justifications théoriques, souvent traitées par des philosophes et qui découlent de ce fondement. De nombreux sondages représentatifs, effectués dans différents pays développés, sont analysés pour établir le bien-fondé de cette approche. Ils montrent que les enquêtés mobilisent des principes de justice compatibles avec l'horizon de l'accord unanime, les hiérarchisent selon certaines priorités, et composent entre différentes exigences, comme la reconnaissance des mérites individuels ou la réduction des inégalités économiques, pour juger de la justice ou de l'injustice de leur propre situation comme de celle de leur société. En cherchant à raisonner en se mettant à la place de tout autre, ils privilégient le raisonnable, c'est-à-dire le respect des raisons des autres même lorsqu'ils défendent des valeurs différentes.
Publié chez HERMANN en mars 2010, cet ouvrage fait partie de nos recommandations au rayon Romans.
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