Commandez en ligne, retrait gratuit en librairie
Zenzela, en arabe, c’est l’ogresse sismique. Elle emporte tout sur son passage, les maisons, les humains et leurs rêves d’exilés.. « …Le Marabout aurait dû intervenir dans cette faille, peut-être pour dire que la vie c’était ça, une ligne blanche qu’on n’osait pas franchir, des mots de merde qu’on ne savait pas déchiffrer, une maison qu’on bâtit et qui s’écroule, un temps passé qui noie, un autre à venir qui ne vient pas, avec nous, présents, au milieu du gué. Hélas, il ne s’est pas prononcé. Ce n’était pas un clairvoyant. Mon père a appelé ma sœur à la rescousse, pensant dresser un pont-levis contre la nouvelle qui tentait une pénétration en force. Peine perdue, elle était déjà bel et bien enregistrée dans le disque dur. Ma sœur a éclaté en sanglots. Mon père s’est contenu. Il a regardé en direction de Yemma, toujours au balcon à pétrir son pain de la maison, et il a conclu : " - Ne dites rien à votre mère, je vous en prie, mes enfants. " Nous dirions que ce télégramme ne nous est jamais parvenu… […] Va, Farid, va ! Cours vite. J’allais juste effacer le disque dur, oublier, si je trouvais le courage, et ouvrir un nouveau fichier de vie. » A.B. Farid Belgacem, fils de fellah immigré, nous entraîne dans un éclat de rire au-delà des cataclysmes, des peurs, des déceptions amoureuses.
Zenzela, en arabe, c’est l’ogresse sismique. Elle emporte tout sur son passage, les maisons, les humains et leurs rêves d’exilés.. « …Le Marabout aurait dû intervenir dans cette faille, peut-être pour dire que la vie c’était ça, une ligne blanche qu’on n’osait pas franchir, des mots de merde qu’on ne savait pas déchiffrer, une maison qu’on bâtit et qui s’écroule, un temps passé qui noie, un autre à venir qui ne vient pas, avec nous, présents, au milieu du gué. Hélas, il ne s’est pas prononcé. Ce n’était pas un clairvoyant. Mon père a appelé ma sœur à la rescousse, pensant dresser un pont-levis contre la nouvelle qui tentait une pénétration en force. Peine perdue, elle était déjà bel et bien enregistrée dans le disque dur. Ma sœur a éclaté en sanglots. Mon père s’est contenu. Il a regardé en direction de Yemma, toujours au balcon à pétrir son pain de la maison, et il a conclu : " - Ne dites rien à votre mère, je vous en prie, mes enfants. " Nous dirions que ce télégramme ne nous est jamais parvenu… […] Va, Farid, va ! Cours vite. J’allais juste effacer le disque dur, oublier, si je trouvais le courage, et ouvrir un nouveau fichier de vie. » A.B. Farid Belgacem, fils de fellah immigré, nous entraîne dans un éclat de rire au-delà des cataclysmes, des peurs, des déceptions amoureuses.
Publié chez Seuil en août 1997, cet ouvrage fait partie de nos recommandations au rayon Romans.
Chaque livre présent dans notre librairie a été lu ou parcouru par notre équipe. Ce titre nous a particulièrement marqués pour sa qualité d’écriture et la justesse de son propos. N’hésitez pas à passer à la librairie : nous serons heureux d’en discuter avec vous.
Aucun avis pour le moment — soyez le premier à donner le vôtre.
Connectez-vous pour laisser un avis.
Un libraire lit votre message et vous répond — sur Zenzela comme sur ce que vous pourriez lire ensuite.
Une question fréquente, à compléterVotre adresse sert uniquement à vous répondre. Elle n’est ni affichée, ni transmise : la librairie répond par la messagerie Vitaville.
0/2000